J’avais simplement envie de vous raconter comment j’ai découvert la Pêche à la mouche et comment c’est devenu pour moi un véritable art de vivre.
Arrivé sur la région Lyonnaise en 1999, j’avais à l’occasion de week-ends passés chez mes parents habitant à l’époque à 5 minutes de la BRA, des pêcheur maniant ce qu’on appelle un fouet avec une beauté majestueuse.
Nous prendrons notre permis en 2000 avec mon père pour pêcher au TOC, lui arrivera à faire quelques poissons, pour moi NADA.
Puis un jour je vais rencontrer un PALMISTE qui va me parler de sa technique de pêche, de son art de vivre.
Et là le Ludo va se lancer le défit d’apprendre cette belle technique mais si difficile au premier abord.
Donc en rentrant ce jour là de la pêche j’annonce à ma petite famille que je vais me mettre à la pêche à la mouche.
Et puis ce sera le moment de passer au magasin avec un patron qui malheureusement nous a quitté cette année mais qui a toujours été de bons conseils et me vendra donc mon premier matos
Une canne de 9 pieds en 2 brins de chez Europêche avec un moulinet et une soie DT5, une queue de rat et quelques moumouches de bases, dont la moitié me sera offerte par ses soins.
Le week-end d’après me voilà dans e jardin de mes parents à fouetter avec un bout de laine au bout de la soie, le geste viendra assez naturellement pour moi, mais le plus grand challenge était d’arriver à poser à peu près où j’essayais de viser.
Un cerceau de HOULAOP sur la pelouse et mon entraînement va durer pendant un mois à peu près, temps nécessaire pour acquérir le geste et la précision que je voulais, tout reste bien sur relatif à mon niveau de débutant.
Puis viendra le 1er jour où je vais pointer mon wader fraîchement acheté sur les bords de la BRA, c’est toujours le même que ‘j’ai aujourd’hui d’ailleurs.
Mon obJectif sera d’essayer de mettre en application ce que ‘j’ai essayé de faire sur la pelouse et si possible en essayant de leurrer des poissons.
J’avais d’ailleurs choisi un coin où personne n’était, la peur que l’on juge ma façon de faire etc…
Aucun poissons ce jour là , et puis une grosse mélasse au bout de 2 heures me fera rentrer à la maison, fier car je ne me débrouiller pas si mal, inquiet car je me rendais compte que cette technique n’était pas des plus adaptées pour moi.
Les sorties se succèderons souvent isolé pour toujours ne pas voir le regard des autres, puis un jour un homme viendra pointer son nez là où j’étais et nous passerons la matinée à discuter de la PALM de son esprit etc….
Il essayera de me corriger quelques défauts sur mon lancer.
Puis la saison avançant un soir je propose à mon père de faire le coup du soir, lui au TOC et moi à la mouche, et je ferai mon premier poissons, un gardons de 10 cm avec une luminosité plus que réduite, je ferrerai à l’instinct après avoir entendu un ptit plouf à ma droite, là où flottait ma mouche.
Un grand bonheur, et une grosse victoire déjà .
Puis les sorties se succèderont à intervalle plus ou moins régulier jusqu’à la fin de la saison mais aucun autre poisson ne viendra jouer avec moi.
L’année suivante je reprendrai le permis et là après les lectures de l’hiver, je vais passer une grosse partie de mon temps au bord de l’eau à observer, le milieu aquatique enfin ce que j’arrivais à voir…..
Mais aussi la nature, et puis il y’aura des rencontres avec des pêcheurs pas tous sympas mais beaucoup l’ont été.
Cette saison ne verra pas de poissons non plus mais je commençais à prendre goût au fait de me retrouver au bord de l’eau avec mon fouet, à chasser les gobages à observer la nature.
C’était fait j’étais pris par le virus, mais par la suite un mariage à préparer etc. des problèmes de transport vont m’éloigner de la PALM. Pendant 4 à 5 ans.
Et c’est en 2007 que je vais revenir à la PALM, motorisé avec ma 50 pour les déplacements et puis ce sera la découverte de mouche-fr.
Un forum qui va m’apporter énormément par ses membres et tout ce que l’on peut y apprendre.
La saison 2007 sera une remise à l’étrier pour moi, avec des sorties sur l’Azergues où je prendrai quelques chevesnes.
Puis ce sera la rencontre avec Richard en juin, et puis ensuite Paulot en juillet.
Ces 2 rencontres qui feront certainement l’objet d’un récit prochainement m’ont permis d’avancer, de progresser, tant techniquement que personnellement.
J’ai pu découvrir des rivières inaccessibles pour moi en distance comme la Bienne ou encore la HRA.
Puis 2008 qui sera vraiment ma meilleure saison à tout point de vue.
Cette saison m’aura vraiment permis de comprendre tout l’environnement de la PALM, et de devenir un véritable accro à tout ce qui s’y rapport.
Je suis heureux de pouvoir enfin vivre pleinement une passion, d’avoir rencontré des hommes formidables et me rendre compte que cette passion va me faire découvrir encore plein de choses, va me permettre d’apprendre encore plus à vivre en harmonie avec notre belle nature et tous ceux qui y vivent, et surtout qu’elle va me permettre de connaître encore plein de moments remplis de joies, d’émotion et de bonheurs.
C’est définitivement un véritable art de vivre pour moi et je suis tellement heureux d’avoir pu offrir à ma petite famille un nouvel habitat en pleine campagne où je pourrais partager avec eux ma passion.
Cette photo représente bien à mon sens l'intégration de la PALM avec la nature et son environnement.
